EPCI — Multi-entités
L’écran EPCI — Multi-entités, sous le sur-titre « Intercommunalité », additionne les chiffres d’un établissement public de coopération intercommunale et de ses communes membres. Son sous-titre résume l’intention : « Vue consolidée EPCI + communes membres ».
Son régime : ni module activable, ni écran de menu
Cet écran n’est pas dans le même cas que les autres pages de cette section, et le dire précisément évite une déception.
- Ce n’est pas un module activable : aucune brique « EPCI » n’existe au catalogue des modules, l’écran ne peut donc ni être souscrit ni être verrouillé par l’offre. Côté API, les routes correspondantes ne passent par aucun contrôle de module.
- Il ne figure pas dans le menu de l’application, dans aucun groupe. Il s’atteint par son adresse.
- Dans Paramètres → Modules, il apparaît sous Modules en développement, intitulé « EPCI Multi-entités · Vue consolidée intercommunale », avec la mention Bientôt disponible.
- L’accès est réservé à l’administration de l’organisation : la permission
exigée est
admin.manage, et l’interface n’ouvre la page qu’aux comptes dont le rôle est owner ou admin. Les autres sont renvoyés au tableau de bord.
En clair : l’écran existe et fonctionne en lecture, mais il n’est pas proposé dans le parcours courant. Une organisation intéressée par la consolidation intercommunale passe par le support, qui met en place les rattachements.
D’où viennent les données
Uniquement de l’intérieur de Stratt. Cet écran n’interroge aucune source publique : ni la base nationale des EPCI, ni le périmètre officiel d’une intercommunalité, ni un annuaire d’établissements. Il ne sait donc pas si la liste qu’il affiche correspond au périmètre réel de l’EPCI — il affiche les rattachements enregistrés dans Stratt, et eux seuls.
Les chiffres, eux, sont calculés à la demande sur les dépenses mandatées de chaque entité ; rien n’est pré-agrégé ni mis en cache.
Ce que l’écran affiche
Trois compteurs en tête : Entités membres, Total marchés, Budget consolidé.
Le tableau Vue consolidée par entité porte cinq colonnes et une ligne de total :
| Colonne | Ce qu’elle compte |
|---|---|
| Entité | le nom de l’organisation, l’EPCI portant une pastille EPCI |
| Marchés | le nombre de dépenses mandatées de cette entité |
| Actifs | celles dont le statut n’est ni « terminé » ni « annulé » |
| Budget | la somme de leurs montants, en milliers d’euros |
| Part | la part de cette entité dans le budget consolidé |
La dernière ligne, Total consolidé, reprend le nombre de dépenses et le budget cumulé de l’ensemble.
Sous le tableau, la section Communes membres liste chaque commune rattachée avec son nom, l’identifiant de son organisation et une étiquette d’offre. Lorsqu’aucune commune n’est rattachée, les deux listes le disent : « Aucune entité. L’EPCI est seul pour l’instant. » et « Aucune commune liée. »
Seules l’identité minimale d’une commune membre — identifiant, nom, et le libellé éventuel donné au lien — est rendue à l’EPCI. Les autres informations de la fiche d’une organisation tierce, dont son SIRET et son adresse, ne sont pas exposées par cet écran.
Le rattachement d’une commune
C’est le point le plus important de cette page, et le plus contre-intuitif au vu de l’écran.
Un rattachement engage deux organisations : il ouvre à l’EPCI la vue des dépenses et du budget d’une commune. Il ne peut donc pas être posé par la seule organisation qui en bénéficie, et rien dans l’application ne permet de recueillir l’accord de la seconde.
En conséquence, l’API applicative de cet écran est en lecture seule : elle sait lister les membres et calculer la consolidation, pas créer ni défaire un lien. La création et la suppression d’un rattachement sont faites par l’équipe Stratt, au vu de la délibération ou de la convention produite par les collectivités concernées.
L’écran a conservé ses commandes d’édition — le bouton Ajouter une commune, le formulaire Lier une commune et son champ d’identifiant, ainsi que les icônes de corbeille. Elles visent des opérations que l’API applicative n’expose plus : un rattachement ne se crée ni ne se supprime depuis cet écran. La demande passe par le support.
Chaque rattachement et chaque détachement laisse une trace dans le journal
d’audit de l’organisation parente, sous les actions epci.member.link et
epci.member.unlink, avec l’identifiant de la commune concernée.
Lire les chiffres sans se tromper
Trois précisions pour interpréter la consolidation :
- la colonne Marchés compte des dépenses mandatées, pas des contrats. Un marché payé en plusieurs mandats y pèse plusieurs unités ;
- le budget est une somme de montants mandatés, pas un budget voté ni un crédit ouvert. Le mot « Budget » de l’en-tête désigne le cumul des dépenses enregistrées ;
- la part en pourcentage se calcule sur ce même cumul : elle bouge à chaque import de mandats de l’une des entités.
Permissions requises
admin.manage— accéder à l’écran et à la vue consolidée. L’interface réserve la page aux rôles owner et admin.
Aucun module n’est exigé : la route relève du socle, et non d’une brique activable.
Limites connues
- Aucun consentement de la commune n’est demandé dans l’outil. C’est précisément pourquoi le lien est posé hors de l’application, sur pièce.
- Les commandes d’ajout et de suppression de l’écran ne sont plus desservies par l’API applicative.
- Le périmètre affiché n’est pas vérifié contre le périmètre officiel de l’EPCI : une commune membre absente de Stratt est absente de la consolidation, sans que rien ne le signale.
- Les chiffres consolidés dépendent du cloisonnement des données en place. Selon la configuration de l’espace, la vue peut ne rendre que les chiffres de l’organisation parente, les entités membres apparaissant à zéro. La limitation est connue et suivie ; le support peut confirmer le comportement pour un espace donné.
- Pas de détail par entité. L’écran donne des totaux : il n’ouvre pas la liste des dépenses d’une commune membre, et aucune de ses lignes n’est cliquable.
- Un seul niveau de hiérarchie. Un EPCI a des communes ; une commune n’a pas d’enfants, et une entité ne peut pas être rattachée à elle-même.