Cartographie
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La cartographie répond à une question simple et difficile : où part l’argent, et qu’est-ce qui mérite attention ?
Elle agrège les dépenses par code de nomenclature, ce qui suppose un référentiel tenu à jour — une dépense sans code reste invisible ici.
L’en-tête annonce en permanence trois choses : le total des dépenses retenues, le nombre d’axes affichés, et la nature de ces axes (« codes Art.27 » ou « familles homogènes » selon le groupement choisi).
Sur quelles données elle travaille
C’est le point le plus utile à comprendre, parce qu’il explique la plupart des écarts entre cet écran et les autres.
| Source | Ce qu’elle apporte |
|---|---|
| Les mandats de l’exercice | les montants, le service, la section I/F, l’opération |
| Le référentiel de nomenclature | le libellé et la catégorie de chaque code |
| Les budgets de service | l’enveloppe prévue, pour le bloc des écarts |
Le montant retenu
Un mandat ne porte pas toujours un montant HT. L’ordre de préférence appliqué ici est : montant HT, puis montant TTC, puis montant budgétaire.
Cet ordre est propre à cet écran. Les autres vues préfèrent le montant budgétaire au TTC. Sur un jeu de données où le HT manque, la cartographie peut donc afficher un total TTC là où une autre page affiche un total HT — l’écart est alors de l’ordre de la TVA, pas d’une erreur de périmètre.
L’exercice
Un mandat est retenu si son exercice budgétaire correspond à l’année choisie, ou s’il n’en porte aucun. Un mandat sans exercice n’est donc jamais écarté : il apparaîtrait sinon sur aucun écran.
La catégorie d’un achat
Fournitures, Services ou Travaux. La source de vérité est le tag du nœud de
nomenclature, et non le type porté par le mandat : les extractions comptables
stockent parfois dans ce champ un code technique inexploitable. Si le code du
mandat ne résout aucun nœud, l’application retombe sur le type du mandat — en
acceptant la lettre seule (F, S, T) comme le libellé complet — puis sur
la catégorie, et à défaut classe la ligne en « Autre ».
Ce qui est écarté, et ce qui se réaffiche
Trois populations se distinguent :
- un mandat sans code — invisible dans tous les graphiques ;
- un mandat dont le code est taggé « hors nomenclature » — invisible lui aussi, quel que soit le réglage ;
- un mandat dont le code porte un libellé commençant par
HNou contenant « hors nomenclature » tout en ayant une vraie catégorie (par exemple « HN TRAVAUX ») — masqué par défaut, réaffichable par le bouton Hors nomenclature en haut du bloc de filtres.
En groupement Par code et Par famille, un mandat dont le code ne résout aucun nœud du référentiel actif est également sauté : il s’agrégerait sans libellé et polluerait le graphique. C’est le symptôme d’un code orphelin, à régulariser depuis l’écran Nomenclature.
Le taux de classification, lui, se calcule sur la totalité des mandats de l’exercice. Il n’est pas affecté par ces exclusions d’affichage : c’est ce qui permet de mesurer le travail restant plutôt que de le faire disparaître.
Les filtres
Ils s’appliquent à tous les graphiques de l’écran en même temps, et se cumulent.
- des pastilles de catégorie : Tous, Fournitures, Services, Travaux ;
- une liste Tous les services, alimentée par les services présents dans les mandats retenus ;
- un groupement : Par code, Par famille, Par opération ;
- une troncature : Top 5 ou Top 10 ;
- un bouton Réinitialiser, qui n’apparaît qu’une fois un filtre posé.
À droite de la barre, un compteur rappelle en permanence le nombre de lignes retenues et leur total ; lorsqu’un filtre est actif, il affiche aussi le total non filtré, pour donner la proportion d’un coup d’œil.
Les filtres se transmettent par l’adresse de la page. Un lien peut donc pointer directement sur une catégorie, un service, un groupement et une troncature donnés — c’est ainsi que les autres écrans et l’assistant renvoient vers une vue précise.
La bascule Investissement / Fonctionnement
Le couple de boutons ON I/F et OFF I/F fait basculer tous les graphiques entre une lecture en total et une lecture ventilée en Investissement et Fonctionnement.
La ventilation mérite une précision. La section n’est pas connue pour tous les mandats ; l’application la cherche successivement dans la section, la nature de pièce, puis la catégorie. Les deux segments empilés sont donc calculés au prorata des montants dont la section est connue, puis mis à l’échelle du total — de sorte que la somme des segments égale toujours la barre entière. Les info-bulles, elles, affichent les montants réels par section : lorsque la section n’est connue que pour une partie des mandats, les deux chiffres de l’info-bulle ne redonnent pas le total.
Quand aucune section n’est connue sur un axe, la barre est rendue d’une seule pièce.
Les graphiques
La grille de composants comporte deux blocs par défaut : Dépenses par axe, large, et Répartition, étroit. Les autres s’ajoutent depuis le tiroir de composants, en mode personnalisation.
Dépenses par axe
Le titre du bloc suit le groupement choisi : Par code de nomenclature, Par familles d’achats, Par opération, ou Services prescripteurs. Une étiquette rappelle la troncature et le total affiché, et une légende donne les catégories présentes avec leur couleur.
En groupement Par famille, la clé est la partie du code qui précède le point : « 73.01 » et « 73.04 » s’additionnent sous « 73 ». La famille doit elle-même exister dans le référentiel, sans quoi la ligne est sautée.
Le libellé d’un axe se résout dans cet ordre : le libellé du nœud de nomenclature, puis celui du nœud préfixé par sa catégorie, puis le libellé porté par le mandat, puis le code brut. Un libellé trop long est tronqué à l’affichage, pas dans l’info-bulle.
L’info-bulle d’une barre ajoute un ratio au seuil d’appel d’offres : le cumul de l’axe divisé par le seuil de sa catégorie. Le ratio passe en orange à partir de 0,75 et en rouge à partir de 1.
Le bloc accepte quatre formes : barres horizontales, barres verticales, anneau et camembert. En anneau, le total s’affiche au centre et une légende chiffrée se déploie dessous.
Le tiroir de composants propose en outre Évolution mensuelle, Top familles, Alertes conformité et Top services.
Ce que cet écran ne fait pas
La cartographie décrit la dépense ; elle n’émet pas de jugement de conformité. Un encart en haut de page le dit et renvoie ailleurs :
- fractionnement et dépassements de seuil → écran Procédures ;
- échéances et délais de paiement → écran Alertes.
La matrice de Kraljic — le classement des familles d’achats sur les deux axes de l’enjeu financier et du risque fournisseur — ainsi que le classement ABC des fournisseurs ne sont pas sur cet écran non plus : ils appartiennent aux écrans d’analyse, et donc à un autre module activable.
Les rapports imprimables
Deux boutons produisent un document, ouvert dans un nouvel onglet :
| Bouton | Version |
|---|---|
| Rapport direction | synthèse |
| Rapport complet | version technique, plus détaillée |
Le document est servi par l’API et porte un bandeau indiquant sa version, avec un lien pour basculer vers l’autre sans repasser par l’application.
Son adresse ne porte aucun justificatif d’identité durable : l’application demande au préalable un ticket à usage unique et de courte durée. C’est ce qui évite qu’un lien recopié depuis l’historique du navigateur ou retrouvé dans les journaux du serveur donne encore accès à quoi que ce soit.
Ces rapports relèvent du module Exports.
Partager avec un élu
Le bouton Partage élu produit un lien vers un tableau de bord en lecture seule, accessible sans compte. La fenêtre annonce d’emblée ce que le destinataire verra :
- le volume total des achats et la variation par rapport à l’année précédente ;
- la répartition par direction ou service prescripteur ;
- la répartition Fournitures · Services · Travaux ;
- le taux de conformité des procédures.
La durée de validité se choisit entre 7, 30 et 90 jours. Le lien est ensuite affiché, copiable, et prévisualisable. Un nouveau lien peut être généré à tout moment.
Ce lien-ci porte un jeton dans son adresse, et vaut pour toute sa durée de validité : ce n’est pas un ticket à usage unique comme celui des rapports ci-dessus. Quiconque obtient l’adresse accède à la synthèse, sans authentification, jusqu’à l’expiration. Il se transmet donc comme un document confidentiel, et l’on choisit la durée la plus courte qui suffise.
Le lien est lié à un exercice : il montre l’année sélectionnée au moment où il a été créé.
Permissions requises
- consulter l’écran et créer un lien de partage :
procurement.read; - personnaliser la grille de composants : rôle owner.
La page n’offre aucune action d’écriture sur les données : tout se corrige depuis les écrans Mandats et Nomenclature.
Limites connues
- Les mandats de l’exercice sont chargés en entier puis agrégés dans le navigateur, avec un plafond de dix mille mandats par exercice. Au-delà, la cartographie travaille sur un échantillon tronqué sans le signaler.
- L’ordre de préférence des montants diffère des autres écrans (voir plus haut) : deux pages peuvent afficher des totaux différents pour le même exercice.
- Le groupement Par opération classe sous « Hors opération » tout mandat sans libellé ni code d’opération, ce qui en fait souvent le premier poste.
- Les écarts budgétaires reposent sur un rapprochement par nom de service ; un libellé divergent entre l’export comptable et la fiche de service casse le rapprochement sans message d’erreur.