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StratégieGéo-dépense

Géo-dépense

Disponibilité — « Analytique » est une brique activable de Stratt. Sa présence dans votre espace dépend de l'offre souscrite par votre organisation : l'entrée correspondante peut apparaître grisée et cadenassée dans le menu, ou ne pas y figurer. L'écran lit les mandats : il suppose donc aussi le module Achats publics, et des dépenses déjà importées.

Pour savoir ce dont vous disposez, ouvrez Paramètres → Modules : la liste des modules activés y figure. Les activations sont faites par l'équipe Stratt selon votre abonnement ; une demande d'extension passe par le support.

L’écran Géo-dépense répartit la dépense mandatée selon la commune du fournisseur payé. Son sous-titre l’annonce : « Répartition géographique des achats et ancrage territorial ».

C’est la réponse à une question que l’on pose souvent en conseil et rarement avec un chiffre : combien de l’argent dépensé reste dans le département ?

Tant qu’aucune dépense n’est en base, l’écran l’écrit : « Aucune donnée disponible ».

Ce qu’une zone désigne

Une zone est la commune du fournisseur telle qu’elle figure sur le mandat. Les dépenses dont le fournisseur n’a pas de commune renseignée sont regroupées sous Non renseigné, et cette ligne apparaît comme les autres dans le classement.

L’écran ne géolocalise rien et n’interroge aucun service extérieur : il lit la commune et le code postal portés par les dépenses importées. La qualité de la répartition est donc exactement celle de ces deux champs.

Comment « local » est déterminé

C’est le point qu’il faut comprendre avant de lire le reste de l’écran.

Le département de référence n’est pas un paramètre. Il est déduit : c’est le département qui concentre le plus grand nombre de dépenses sur l’exercice. Une zone est ensuite marquée local quand son code postal relève de ce même département — les codes en 97 étant traités sur trois chiffres, pour distinguer les territoires d’outre-mer entre eux.

Conséquences à connaître. Le département de référence se recalcule à chaque consultation, et il peut donc changer d’un exercice à l’autre si la distribution des dépenses change. Par ailleurs, une zone sans code postal n’est jamais comptée comme locale, même si sa commune est celle de la collectivité : c’est le code postal, et lui seul, qui décide.

Un taux d’achat local inattendu se vérifie donc d’abord sur les codes postaux des fournisseurs, avant toute conclusion politique.

Les quatre indicateurs

IndicateurCe qu’il mesure
Budget totalle cumul des dépenses retenues par les filtres
Achats locauxla part de ce cumul revenant aux zones du département de référence
Budget localle montant correspondant à cette part
Fournisseurs uniquesle nombre de titulaires distincts rencontrés

Achats locaux et Budget local se colorent ensemble : vert à partir de 60 %, orange entre 40 et 60 %, rouge en dessous.

La jauge d’ancrage territorial

Le bloc Ancrage territorial reprend le taux d’achats locaux sous forme de jauge, avec deux repères marqués sur la barre et nommés sous elle : 40 % seuil bas et 60 % seuil cible.

Ces deux repères sont les mêmes pour toutes les organisations. Ils donnent une échelle de lecture commune ; ils ne constituent pas une obligation réglementaire, et le code de la commande publique n’autorise d’ailleurs pas à réserver un marché à une entreprise au motif qu’elle est locale.

Ce que cet écran mesure, et ce qu’il ne mesure pas. Il mesure où est domicilié le titulaire payé. Il ne mesure ni où le travail a été fait, ni où le bien a été produit, ni la part de sous-traitance locale d’un titulaire national. Un marché exécuté intégralement sur le territoire par l’agence locale d’un groupe apparaîtra dans la zone du siège facturant.

Filtrer

Deux filtres, et ils ne se comportent pas pareil.

Le montant minimum, en haut à droite, propose quatre valeurs : Tous montants, ≥ 10 k€, ≥ 40 k€, ≥ 100 k€. Il s’applique dépense par dépense, avant tout cumul : écarter les petits montants change donc le budget total, le taux d’achats locaux et le nombre de fournisseurs. C’est l’outil qui répond à « et si on ne regardait que les dépenses qui comptent ? ».

Les trois pastilles — Toutes zones, Local, Externe — ne filtrent que la liste affichée. Les quatre indicateurs et la jauge ne bougent pas : ils continuent de porter sur l’ensemble des zones. C’est volontaire — un taux d’achats locaux calculé sur les seules zones locales vaudrait toujours 100 %.

La répartition par zone

La liste Répartition par zone classe les zones par montant décroissant. Le compteur en tête indique le nombre de zones retenues, et chaque ligne porte :

  • son rang dans le classement ;
  • le nom de la zone ;
  • une pastille local quand la zone relève du département de référence ;
  • une pastille de catégorie — Fournitures, Services ou Travaux — correspondant à la catégorie la plus fréquente dans cette zone ;
  • la part du budget total, en pourcentage ;
  • le montant cumulé ;
  • le nombre de marchés concernés.

La liste s’arrête à vingt zones et annonce le reste : « +N zones non affichées ». Le compteur en tête de bloc, lui, porte sur toutes les zones retenues par les filtres.

Quand les filtres ne laissent rien, l’écran le dit : « Aucune dépense pour ces critères », et invite à modifier les filtres ou l’exercice.

La catégorie d’une zone

La pastille de catégorie est la catégorie dominante de la zone, pas sa seule catégorie. Elle se lit comme un repère de nature d’achat — une zone de travaux concentre souvent peu de fournisseurs et de gros montants — et non comme une ventilation. Pour la répartition réelle entre Fournitures, Services et Travaux, c’est le rapport annuel qui la donne.

Une zone dont aucune dépense ne porte de catégorie n’affiche pas de pastille.

Comment lire l’écran

  1. Vérifier d’abord le poids de la ligne Non renseigné. Élevé, il disqualifie toute lecture du taux d’achats locaux : la dépense sans commune n’est jamais locale.
  2. Lire le taux d’achats locaux et le situer sur la jauge.
  3. Repasser avec un montant minimum à ≥ 40 k€. L’écart entre les deux taux est instructif : il dit si l’ancrage territorial tient aux petites commandes de proximité ou aux marchés structurants.
  4. Parcourir le classement pour identifier les zones externes qui pèsent — ce sont celles sur lesquelles une politique d’achat peut effectivement agir.

Permissions requises

La consultation demande procurement.read. L’écran est en lecture seule.

Limites connues

  • Le taux d’achats locaux dépend du remplissage des codes postaux fournisseurs. Une base incomplète le tire mécaniquement vers le bas, sans que rien ne le signale autrement que par le poids de la ligne « Non renseigné ».
  • Le département de référence est déduit du nombre de dépenses, pas de leur montant. Une collectivité dont les dépenses sont nombreuses dans un département voisin et coûteuses sur son propre territoire peut voir son département de référence basculer.
  • Les zones sont regroupées sur le libellé de la commune. Deux orthographes de la même commune produisent deux zones distinctes, qui comptent chacune pour elle-même dans le classement.
  • L’écran n’affiche pas de sélecteur d’exercice propre : il suit celui de la barre du haut.