Skip to Content
Accords-cadresEstimations

Estimations

Disponibilité — « Accords-cadres & BPU » est une brique activable de Stratt. Sa présence dans votre espace dépend de l'offre souscrite par votre organisation : l'entrée correspondante peut apparaître grisée et cadenassée dans le menu, ou ne pas y figurer.

Pour savoir ce dont vous disposez, ouvrez Paramètres → Modules : la liste des modules activés y figure. Les activations sont faites par l'équipe Stratt selon votre abonnement ; une demande d'extension passe par le support.

Une estimation est un panier de lignes de bordereau, chiffré par des quantités. On y arrive avec une question — combien coûterait cette opération, aux prix que nous avons déjà négociés ? — et on en repart avec un montant, deux documents, et la trace de ce sur quoi il repose.

L’écran est sous Conformité → Estimations.

Construire une estimation

Cocher des lignes

Depuis la Recherche BPU ou depuis l’onglet Bordereau d’un accord-cadre. Les deux alimentent la même sélection, et celle-ci survit au changement de page : une estimation qui mélange plusieurs marchés est le cas normal, pas l’exception.

Verser la sélection

La barre flottante propose Ajouter à une estimation. Une fenêtre demande alors l’estimation de destination — une existante, ou une nouvelle à nommer — et la sélection y est versée. L’écran de l’estimation s’ouvre aussitôt.

Saisir les quantités

Chaque ligne entre avec une quantité à zéro. Les quantités se saisissent dans la colonne Quantité de la fiche ; les totaux se recalculent à la frappe, et l’enregistrement part peu après que la saisie s’arrête.

Une estimation peut aussi être créée vide depuis la liste : un champ Nom d’une nouvelle estimation… et un bouton Créer. Elle attend alors qu’on y verse des lignes — il n’y a pas de recherche de prestations dans l’écran des estimations.

Zéro est la bonne valeur de départ. Une ligne ajoutée vaut zéro tant que le besoin n’est pas chiffré : ce n’est pas une quantité inconnue, c’est une quantité pas encore décidée. Inventer « 1 » produirait un total qui ressemble à un chiffrage sans en être un. La liste des estimations affiche d’ailleurs « quantités à saisir » au lieu d’un montant nul, pour qu’on ne lise pas un bug.

Lignes déjà présentes

Cocher deux fois la même prestation est une erreur d’inattention, pas une faute : une ligne déjà dans l’estimation est ignorée plutôt que de refuser le lot entier. Les doublons silencieux dans un total sont ce qu’on évite ainsi. Une ligne qui aurait disparu du bordereau entre la sélection et le versement est écartée de la même manière, sans faire échouer le reste.

Le prix est figé

C’est le point central de l’écran, et il mérite d’être énoncé avant tout le reste.

À l’ajout, le prix et sa date de valeur sont recopiés dans l’estimation. Celle-ci ne recalcule jamais ses montants sur le prix courant du bordereau. Une estimation est un document qu’on rouvre des semaines plus tard, parfois pour la défendre : si elle se réévaluait toute seule entre le moment où on l’imprime et celui où on la relit, personne ne saurait pourquoi le montant a changé.

Le prix recopié n’est pas pour autant le prix transmis par le navigateur : il est relu au bordereau au moment de l’ajout, avec la TVA, la date de valeur et le rattachement au marché. Seuls l’identifiant de la ligne et la quantité viennent de l’écran.

La dérive est signalée, jamais appliquée

La ligne d’origine reste connue, ce qui permet de comparer le prix figé au prix actuellement au bordereau. Quand les deux diffèrent, un repère apparaît sous le prix : « +4 % depuis », « -2 % depuis », avec la valeur courante en infobulle.

Deux précisions sur ce repère :

  • il ne change rien au montant, qui reste calculé sur le prix figé ;
  • un écart inférieur à un demi pour cent n’est pas signalé : il relève de l’arrondi, et le montrer ferait du bruit.

Lire la fiche

L’en-tête annonce le nombre de lignes et le nombre de marchés concernés. Les lignes sont regroupées par marché, référence et intitulé en tête de groupe, avec un sous-total à droite. Sans ce regroupement, un document mêlant trois accords-cadres serait illisible pour qui doit le vérifier.

Chaque groupe porte les colonnes Référence, Désignation, Unité, Prix HT, Quantité, Montant HT, TVA, Montant TTC.

En bas d’écran, trois totaux : Total HT, TVA, Total TTC. Ils sont recalculés à l’écran pendant la saisie, sans attendre le serveur — attendre rendrait la frappe saccadée.

Les montants sont le produit du prix figé par la quantité ; la TVA est calculée ligne par ligne, au taux porté par la ligne. Aucun total n’est stocké : un total figé se désynchronise de ses composantes à la première modification.

Réviser une estimation

Trois gestes, selon ce qu’on veut réviser.

Corriger les quantités se fait sur place. C’est l’usage courant : une estimation vit pendant la préparation d’un marché, et ses quantités bougent jusqu’au dernier moment.

Retirer une ligne se fait par l’action en fin de ligne. La ligne quitte l’estimation ; le bordereau d’origine n’est pas touché.

Dupliquer — action Dupliquer de la liste — crée une copie nommée « … (copie) », avec les mêmes lignes et les mêmes prix figés. C’est volontaire : dupliquer sert à repartir d’une base connue, pas à réactualiser en silence. Pour une estimation aux prix du jour, la voie est de recocher les lignes depuis la Recherche BPU et de les verser dans une nouvelle estimation : les prix y seront figés à cette date-là.

Une ligne dont la ligne de bordereau d’origine aurait disparu reste lisible dans l’estimation : elle a servi à chiffrer, et l’effacer réécrirait l’historique.

Les deux exports

Deux documents sortent de la même estimation, et la différence entre eux n’est pas cosmétique. Les deux boutons sont côte à côte, avec leur contenu annoncé.

BoutonContenu
DDED (avec montants)lignes, quantités et montants, avec totaux
QTE (sans montants)lignes et quantités seules

Le classeur DDED porte, après un en-tête rappelant le nom de l’estimation et la date d’édition, les colonnes Marché, Référence, Désignation, Unité, Quantité, Prix unitaire HT, Date de valeur, Montant HT, TVA (%), Montant TTC, et se termine par les totaux HT, TVA et TTC. Les lignes y sont regroupées par marché, comme à l’écran.

Le classeur QTE porte les cinq premières colonnes seulement, et aucun total.

Le QTE ne contient aucun prix. C’est le document transmis à des tiers — un candidat à une consultation, par exemple — et y laisser filtrer un prix négocié serait une fuite. Les colonnes de montants n’y sont pas masquées : elles ne sont pas écrites, totaux compris.

Le format exact de ces deux documents reste à caler sur un exemple réel ; les intitulés et l’ordre des colonnes sont regroupés en un seul endroit du code pour qu’une mise en conformité ne touche pas au calcul.

Supprimer

L’action Supprimer de la liste, derrière une confirmation, retire l’estimation et ses lignes. Le geste ne touche à aucun bordereau : une estimation ne possède rien, elle cite.

Permissions requises

  • procurement.read pour consulter la liste et les fiches, et pour produire les deux exports ;
  • procurement.write pour créer, dupliquer et supprimer une estimation, y ajouter ou en retirer des lignes, et saisir les quantités. Sans ce droit, les champs de quantité sont présents mais inactifs.

Limites connues

  • Le nom se fixe à la création. L’écran ne propose pas de renommer une estimation existante ; la copie produite par Dupliquer porte automatiquement le suffixe « (copie) ».
  • Aucun lien avec un marché ou une procédure. Une estimation est un document autonome : elle ne se rattache pas à une opération en préparation, et son montant n’alimente aucun autre écran.
  • Pas de recherche dans l’écran des estimations. Les lignes entrent exclusivement par la sélection faite ailleurs.
  • La liste n’est ni filtrable ni paginée : elle rend toutes les estimations de l’organisation, de la plus récente à la plus ancienne.
  • Les quantités estimatives du modèle de BPU ne sont pas reprises. Elles servent au bordereau vierge envoyé aux entreprises, pas au chiffrage d’une estimation : la quantité se saisit ici, en repartant de zéro.
  • Pas d’actualisation de prix. La dérive constatée est signalée ; aucun recalcul n’est proposé, pas même à la demande.