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PilotageMarchés

Marchés

Disponibilité — « Achats publics » est une brique activable de Stratt. Sa présence dans votre espace dépend de l'offre souscrite par votre organisation : l'entrée correspondante peut apparaître grisée et cadenassée dans le menu, ou ne pas y figurer.

Pour savoir ce dont vous disposez, ouvrez Paramètres → Modules : la liste des modules activés y figure. Les activations sont faites par l'équipe Stratt selon votre abonnement ; une demande d'extension passe par le support.

L’écran Marchés liste les contrats formalisés avec les fournisseurs. Il s’atteint par l’entrée « Marchés » du menu Pilotage ; son adresse interne est /planification, un reste de l’époque où l’écran s’appelait « Planification ».

Un marché n’est pas un mandat

C’est la distinction qui structure tout le reste, et elle est plus stricte dans les données que dans le langage courant.

MarchéMandat
Naturele contratl’ordre de paiement
Ce qu’il porteréférence, objet, titulaire, procédure, montant estimé et montant total, datesréférence, objet, fournisseur, montant HT/TTC, code de nomenclature, dates de facture et de paiement
Cardinalitéun marchéplusieurs mandats
Originecréé à la main, ou dérivé des mandatsimporté depuis le logiciel comptable

Un mandat porte un lien vers son marché. Ce lien est posé par le rapprochement des numéros de marché, pas saisi : lorsqu’un marché est dérivé des mandats, les mandats qui portent le même numéro de marché lui sont rattachés.

Comment un marché apparaît sans avoir été créé

L’application sait fabriquer les marchés à partir des mandats déjà en base. Pour chaque numéro de marché distinct rencontré dans les mandats, elle crée un marché dont :

  • la référence et le numéro de marché reprennent ce numéro ;
  • l’objet, le titulaire et le numéro de tiers viennent du mandat le plus récent ;
  • le code de nomenclature, la catégorie, la procédure et le service viennent du premier mandat qui les renseigne ;
  • le montant total HT est la somme des mandats du groupe ;
  • la date de début et la date d’attribution sont celles de la première facture observée, la date de fin celle de la dernière.

Les dates d’un marché dérivé ne sont donc pas des dates contractuelles : ce sont les bornes de sa dépense observée. Le marché « court » de sa première à sa dernière facture, sans extrapolation. Un marché créé à la main, lui, porte les dates qu’on lui a saisies.

L’opération est idempotente : la relancer ne crée pas de doublon, elle ne fait que compléter ce qui est vide. Elle purge aussi les marchés dérivés qui n’ont plus aucun mandat vivant rattaché — sans toucher aux marchés créés à la main, qui ne portent pas de numéro de marché. Elle se déclenche après un import, et à la demande depuis l’écran Mandats (bouton Re-synchroniser).

Trois vues du même jeu de données

Une bascule à droite des filtres choisit entre Tableau, Calendrier et Opérations.

Les colonnes sont, dans l’ordre : Réf., Objet, Service, Montant, Procédure, Date début, Date fin, Code, Statut. Chaque en-tête trie, et un second clic inverse le tri.

Deux colonnes demandent une explication :

  • Date début et Date fin retombent sur la date d’attribution quand la date propre est absente. Les extractions comptables renseignent rarement un lancement et une fin ; sans ce repli, les deux colonnes seraient vides sur la plupart des lignes. Le tri suit la même règle que l’affichage.
  • Date fin passe en couleur et affiche un décompte J-n quand l’échéance tombe dans les quatre-vingt-dix jours. Une échéance déjà passée est grisée.

Un Code encadré en orange et suivi d’un point d’interrogation est un code orphelin : le marché porte un code que le référentiel de nomenclature actif ne connaît pas. Voir Nomenclature.

Une référence suivie du repère Astre vient d’un import, pas d’une saisie.

Le pied de tableau règle le nombre de lignes par page — 25, 50 ou 100 — et indique la position dans le total.

Le filtre d’exercice, et ce qu’il laisse passer

Le sélecteur Exercice de la barre du haut s’applique ici par chevauchement : un contrat est visible si sa période d’exécution croise l’année choisie. Un marché lancé en 2024 et clos en 2026 apparaît donc sur les trois exercices. Un marché sans aucune date reste visible quel que soit l’exercice — faute de quoi il deviendrait introuvable.

Les autres filtres

Ils se cumulent, et portent tous sur la liste déjà restreinte par l’exercice.

  • trois listes en cascade sur le référentiel : Catégorie, Famille puis Sous-famille, cette dernière n’apparaissant que lorsque la famille sélectionnée contient des codes ;
  • Service et Statut, alimentés par les valeurs réellement présentes ;
  • un champ libre Code nomenclature… ;
  • un bouton À renouveler (<90j), qui ne garde que les marchés dont la fin tombe dans les quatre-vingt-dix jours à venir ;
  • un bouton Effacer, qui n’apparaît que lorsqu’au moins un filtre est actif.

La recherche en langage naturel

La barre de recherche filtre sur la référence, l’objet, le service et le titulaire au fil de la saisie. Le bouton en forme d’étincelle, à droite du champ — la touche Entrée aussi — bascule vers une recherche sémantique, qui compare le sens de la requête et non ses lettres. Les résultats remplacent alors la liste filtrée, classés par pertinence, et un bandeau rappelle la requête avec un bouton Réinitialiser pour revenir à la liste normale.

Le bouton Réindexer, à côté de la barre, reconstruit l’index sur lequel cette recherche s’appuie. Il n’est visible que pour qui a le droit d’écrire.

Cette recherche appartient au module Achats / Marchés, pas à l’assistant conversationnel : elle fonctionne indépendamment de lui. Son fonctionnement, ce qu’elle sait faire et ce qu’elle ne remplace pas sont décrits dans Recherche sémantique.

Créer un marché

Le bouton Nouveau marché ouvre un formulaire court. Seuls la Référence et l’Objet sont obligatoires ; le bouton de validation reste inactif sans eux. Les autres champs sont Service, Montant HT, Procédure (Dispense, MAPA ou AO), Date début et Date fin.

Le panneau de détail

Un clic sur une ligne ouvre un panneau à droite ; un second clic sur la même ligne le referme.

Il porte la référence, l’objet, puis le Service, le Montant, la Procédure, le Code nomenclature, les dates de Lancement, d’Attribution et de Fin prévue lorsqu’elles existent, et la Priorité (normale, haute ou critique).

Changer le statut

Le statut s’affiche en haut du panneau. Pour qui a le droit d’écrire, c’est une liste déroulante ; sinon, une simple étiquette.

StatutLibellé affiché
planifiePlanifié
en_coursEn cours
alerteAlerte
termineTerminé
renouveleRenouvelé
resilieRésilié
annuleAnnulé

Un marché au statut Alerte affiche un encart rappelant que le montant dépasse le seuil de la procédure adaptée et qu’une procédure formalisée est requise.

Les mandats rattachés

Une section Mandats (n) liste les mandats liés au marché, du plus récent au plus ancien, avec le cumul de leurs montants. Chaque ligne est un lien vers l’écran Mandats, positionné sur ce mandat.

Une section Accord-cadre ne s’affiche que pour les organisations dont ce module est activé.

Exporter la fiche

Le bouton Exporter PDF ouvre la fiche du marché dans un nouvel onglet. Le document est servi par l’API, et son adresse ne porte aucun justificatif d’identité durable : l’application demande au préalable un ticket à usage unique et de courte durée, pour que rien d’exploitable ne subsiste dans l’historique du navigateur ni dans les journaux du serveur.

Cette fiche relève du module Exports : son absence se traduit par un refus de l’API, pas par un bouton masqué.

Indicateurs et composants

Les deux cartes d’indicateurs affichées par défaut sont Marchés actifs et Échéances 30j. En mode personnalisation, chacune peut être remplacée par l’une des sources suivantes, et une quatrième peut être ajoutée :

SourceCe qu’elle compte
Marchés actifsmarchés au statut « en cours »
Total marchéstous statuts, avec la ventilation Dispense / MAPA / AO
Budget HTcumul des montants totaux HT
Terminésmarchés clos sur l’exercice
Planifiésmarchés en préparation
Échéances 30jmarchés dont la fin tombe dans les trente jours

Attention : ces indicateurs se calculent sur la liste filtrée, pas sur la base entière. Poser un filtre de service change les chiffres des cartes.

Le tiroir de composants propose en outre : Marchés par statut, Marchés par procédure, Budget par service, Prochaines échéances, Top titulaires, Mandats liés.

Permissions requises

  • consulter l’écran : procurement.read ;
  • créer un marché, changer un statut, lancer une réindexation : procurement.write.

Un périmètre de service peut en outre restreindre ce qu’un gestionnaire voit : la liste ne renvoie alors que les marchés de ses services. Sans périmètre posé, rien ne change. Si ce périmètre ne peut pas être résolu, la liste est refusée plutôt qu’ouverte — c’est la règle inverse du reste de l’écran, où une donnée manquante s’affiche en « — ».

Limites connues

  • La liste est chargée en entier puis filtrée, triée et paginée dans le navigateur. Sur un référentiel très volumineux, le premier affichage est d’autant plus long.
  • Les indicateurs et les composants suivent les filtres de l’écran ; ils ne donnent pas une vue de l’organisation entière.
  • Re-synchroniser ne vit pas sur cet écran mais sur l’écran Mandats, puisque l’opération part des mandats.
  • L’envoi pour signature électronique est présent dans l’interface mais verrouillé ; l’écran renvoie au support.