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ConformitéFournisseurs

Fournisseurs

Disponibilité — « Fournisseurs » est une brique activable de Stratt. Sa présence dans votre espace dépend de l'offre souscrite par votre organisation : l'entrée correspondante peut apparaître grisée et cadenassée dans le menu, ou ne pas y figurer.

Pour savoir ce dont vous disposez, ouvrez Paramètres → Modules : la liste des modules activés y figure. Les activations sont faites par l'équipe Stratt selon votre abonnement ; une demande d'extension passe par le support.

L’écran Fournisseurs rassemble ce que l’organisation sait de ses tiers : ce qu’ils ont facturé, les contrats qu’ils portent, leur concentration dans la dépense, et le risque de conformité que ce cumul représente. Son sous-titre résume le périmètre — « Tiers · attestations · analyse Pareto ».

Quatre onglets : Fournisseurs, Attestations, Analyse ABC, Conformité. L’onglet Attestations est décrit sur sa propre page, Attestations.

D’où viennent les fournisseurs

Ils ne se saisissent pas : ils se dérivent des dépenses. Le bouton Sync depuis marchés parcourt les mandats, regroupe les lignes par titulaire — à la casse et aux espaces près — et crée le fournisseur manquant ou complète son adresse. Le compte rendu annonce le nombre de fournisseurs créés et mis à jour, ou « Sync effectué — aucun changement ».

Deux champs sont préservés par cette synchronisation : le marqueur « centrale d’achat » et son motif de dérogation. Ce que l’acheteur a qualifié à la main ne se fait pas écraser par un import.

L’écran vide le dit sans détour : « Importez des marchés puis cliquez sur “Sync depuis marchés” ».

Le regroupement se fait sur le nom du titulaire, pas sur un identifiant. Deux orthographes du même fournisseur produisent donc deux fiches, et un numéro de tiers réutilisé ne les réunit pas. C’est la contrainte des données budgétaires d’origine, pas un choix d’affichage.

La fiche fournisseur

Le tableau porte six colonnes — Fournisseur, Contrats, Mandats, Total HT, Dernier, et une colonne d’actions. Chaque en-tête est cliquable pour trier. « Contrats » compte les marchés formels du titulaire, « Mandats » ses lignes de dépense, « Dernier » la date de facture la plus récente.

Un clic sur une ligne ouvre un panneau latéral qui reprend :

  • Total HT et Mandats en chiffres-clés ;
  • l’Adresse telle qu’elle a été dérivée des dépenses ;
  • le Contact commercial, quand il a été saisi ;
  • Marchés · contrats, avec le nombre entre parenthèses et un lien vers chaque fiche de marché. Quand il n’y en a aucun : « Aucun contrat formel ».

Rechercher

Le champ Rechercher… filtre immédiatement sur la raison sociale, la seconde raison sociale, le numéro de tiers et la ville. Le bouton en forme d’étincelle lance à la place une recherche IA (sémantique) : les fournisseurs sont alors reclassés par pertinence, un bandeau rappelle la requête, et Réinitialiser revient à la liste ordinaire. Le bouton Réindexer reconstruit l’index que cette recherche utilise.

Marquer une centrale d’achat

Le bouton en forme de bouclier, sur chaque ligne, bascule le marqueur centrale d’achat — son infobulle précise le sens : « accès libre, exempté des seuils MAPA/AO ». La ligne porte alors l’étiquette CENTRALE D’ACHAT, reprise dans le panneau latéral.

Ce marqueur a un effet concret et un seul : le fournisseur sort du calcul de risque de l’onglet Conformité. C’est ainsi qu’un achat passé par une centrale, un groupement ou sous droits exclusifs cesse d’être lu comme un cumul suspect.

Saisir un contact

Le crayon ouvre une fenêtre à trois champs — Nom du contact, Email, Téléphone — avec Annuler et Enregistrer. Ce sont les seules informations de la fiche qui se saisissent à la main plutôt que de se dériver des dépenses.

Courriel et téléphone sont des données personnelles : leur traitement est décrit sur la page Sécurité.

Analyse ABC

L’onglet applique un Pareto au cumul de l’exercice. Les trois catégories sont définies à l’écran, dans la légende :

CatégorieDéfinition affichée
A« Concentrent 80 % des dépenses — fournisseurs stratégiques »
B« Représentent 80–95 % du cumul — fournisseurs intermédiaires »
C« Derniers 5 % — fournisseurs marginaux »

Le classement se fait par cumul décroissant : on descend la liste en additionnant, et chaque fournisseur reçoit la lettre correspondant au point où le cumul le place. Les colonnes du tableau sont #, Fournisseur, Catégorie, Montant HT, Part, Cumul ; les filtres Tous, A, B, C. Le total de l’exercice s’affiche à droite de la légende.

Un rappel ferme le tableau : « Seuil AO référence : 216 000 € HT (fournitures & services) », avec un lien vers l’écran Procédures.

Conformité par fournisseur

Ce dernier onglet classe les tiers par niveau de risque. Les colonnes : Fournisseur, Mandats, Montant HT, Familles, vs seuil AO, Niveau. Les filtres Tous, Critique, Haute, Moyenne, Faible. Deux compteurs résument la situation : les fournisseurs qui « dépassent le seuil AO » et ceux « proches du seuil BOAMP ».

Le niveau se déduit du cumul de l’exercice, hors fournisseurs marqués centrale d’achat :

Cumul du fournisseurNiveauMessage produit
≥ 216 000 €Critiquecumul ≥ seuil AO — procédure formalisée obligatoire (art. L2124-1 CCP)
≥ 90 000 €Hautepublication BOAMP requise
≥ seuil de dispense et au moins 2 mandatsMoyennerisque de fractionnement MAPA
en dessousFaible—

Le seuil de dispense suit la réglementation : 60 000 € HT depuis le 1er avril 2026 pour les fournitures et services, 40 000 € HT auparavant. Le niveau « Moyenne » demande donc deux conditions réunies — le cumul et au moins deux mandatements —, parce qu’une dépense unique au-dessus du seuil n’est pas un fractionnement.

S’y ajoute, le cas échéant, une ligne par famille d’achat dont le cumul atteint à lui seul le seuil AO.

L’axe n’est pas le même que sur l’écran Procédures. Ici, le cumul est celui d’un fournisseur, toutes familles confondues et marchés formels inclus. Un niveau « Critique » signifie donc « ce tiers a facturé plus que le seuil AO cette année » — ce qui est parfaitement régulier s’il est titulaire d’un marché notifié. Le signal invite à vérifier la couverture contractuelle, il ne l’évalue pas.

Qualification SIRENE

L’écran Qualification SIRENE, sous le bandeau « Annuaire officiel », interroge l’API SIRENE de l’INSEE. Il relève du module Fournisseurs — pas d’un module distinct. Trois onglets : Recherche SIRET, Enrichissements, Alertes fournisseurs.

Ce que l’organisation obtient

La recherche se fait par SIRET à 14 chiffres ; les espaces sont acceptés et retirés. La fiche restituée affiche la dénomination, le SIRET et le SIREN, un badge Actif ou Cessé, puis six champs : Adresse, Forme juridique, Code NAF, Effectifs, Date de création et, le cas échéant, Date de cessation.

Ce qui vient de l’INSEE

Tout le contenu de la fiche. Stratt n’ajoute que deux traductions de lisibilité : la catégorie juridique et la tranche d’effectifs sont converties en libellés courts — « SAS », « Association loi 1901 », « 10 à 19 salariés ». Un code non répertorié s’affiche tel quel.

Les messages d’erreur viennent aussi de cette consultation, et ils sont explicites : SIRET invalide s’il ne fait pas 14 chiffres, SIRET introuvable dans la base SIRENE, jeton INSEE invalide ou expiré, API injoignable.

Ce que Stratt conserve

Le résultat est mis en cache pour l’organisation, avec une durée de vie de 7 jours. Une consultation servie par ce cache l’annonce — « Résultat depuis le cache local ». Un échec est également mémorisé, mais pour une heure seulement, le temps d’éviter de solliciter l’API en boucle.

L’onglet Enrichissements liste ce cache, annonce son volume — « … enrichissement(s) en cache » — et donne pour chaque entrée la date de mise à jour et la date d’expiration. La corbeille Vider le cache agit sur le contact auquel l’entrée est rattachée, et force une nouvelle consultation.

Vers l’INSEE, seule part le numéro SIRET consulté. Aucune donnée de l’organisation — dépenses, montants, nom des services — ne quitte Stratt à cette occasion.

Alertes fournisseurs

Le troisième onglet ne liste qu’une chose : les établissements enrichis dont l’état administratif est Cessé. Le bandeau est direct — « … ont un statut « Cessé » dans la base SIRENE. Vérifiez leur situation avant de passer de nouvelles commandes. » Quand il n’y en a aucun : « Aucune alerte — tous vos fournisseurs enrichis sont actifs. »

La portée de cette phrase mérite d’être lue : elle parle des fournisseurs enrichis. Un tiers dont le SIRET n’a jamais été consulté n’apparaît ni dans les alertes, ni dans le décompte.

Permissions requises

  • procurement.read — consulter les fournisseurs et la qualification SIRENE ;
  • procurement.write — synchroniser depuis les marchés, basculer le marqueur centrale d’achat, enregistrer un contact, réindexer.

Limites connues

  • Un fournisseur est un nom. Le rapprochement se fait sur la raison sociale ; il n’y a pas de dédoublonnage par SIREN entre la fiche fournisseur et la qualification SIRENE.
  • Seul le code NAF est restitué, sans son libellé.
  • La consultation SIRENE suppose un accès INSEE configuré. Sans jeton valide, la recherche renvoie l’erreur correspondante au lieu d’une fiche.
  • Le cache est rattaché à un contact. Une entrée issue d’une simple recherche SIRET n’est attachée à aucun contact : pour celles-là, « Vider le cache » ne se comporte pas comme une suppression ligne à ligne.
  • Rien ne rapproche automatiquement un fournisseur de son SIRET. La qualification se fait à la demande, numéro par numéro ; les alertes d’établissement cessé ne portent donc que sur ce qui a déjà été consulté.